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 Présentation de XVI

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Le Prêcheur
XVI La Maison-Dieu
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Date d'inscription : 08/09/2006

MessageSujet: Présentation de XVI   Ven 8 Sep - 16:29





Dans son sens élémentaire, La Maison-Diev représente les constructions éphémères et fécondes de l'homme, toujours détruites, toujours reprises, douloureuses parce qu'elles ruinent ses ambitions, bienfaisantes parce qu'elles accroissent sans cesse les richesses de son savoir.

Le Nom.
Le nom est extrêmement révélateur, encore une fois, plus au niveau de la forme que du fond (de même que l’Amoureux, Tempérance, l’Étoile). Il ne s’agit pas de « La Maison de Dieu » mais de « La Maison-diev ».

La première expression, avec un article entre Maison et Dieu, aurait posé Dieu comme possesseur ou propriétaire de la Maison (de même que l’on dirait la Maison de Untel). Dans cette perspective, elle aurait représenté un lieu sacré tel un temple, une église, une mosquée, une synagogue. Elle aurait pris sens comme la Maison, accueillant Dieu, consacrée à Dieu, construite pour Dieu. Au lieu de cela, le terme « La Maison-diev », par sa contraction, supprime la notion de destinataire de l’œuvre. Elle n’est plus propriété divine, elle est « divine ». En déclinant, le mot, on pourrait penser à la Maison qui s’appelle Dieu, qui porte le nom de Dieu, qui est Dieu. Aussi, le nom exprime toute l’ambition, toute la présomption avec laquelle l’être humain édifie ses constructions matérielles ou affectives. C’est l’œuvre humaine apparentée à l’œuvre divine, l’œuvre imparfaite considérée comme parfaite.

Cet arcane représente à la fois la puissance et la faiblesse des forces du mental. Il demande à l’homme de monter à l’assaut du ciel ; pour cela il est seul. Il doit payer chèrement de sa personne pour permettre le grand balayage. Tout comme Prométhée qui défie les dieux, combat les oppressions et les mensonges en ne luttant pas pour lui, mais pour une évolution générale. C’est pourquoi le mythe de Prométhée continue à vivre dans cet arcane du tarot.


LA MAISON DIEV et le mythe de Prométhée.
Entre l’apparition du dieu Zou babylonien, qui vola au dieu suprême les tablettes des destinées et fut transformé en aigle, et celle de Prométhée, le Titan grec qui redonna le feu aux hommes, il se passa quelques siècles, grains de sable dans l’évolution des théogonies.
Toute l’histoire de Prométhée débute par un acte d’adoration : les hommes, pour se concilier les dieux, leur offraient des sacrifices d’animaux et le meilleur morceau, en général la cuisse, était brûlé en l’honneur de Zeus. Les hommes ne gardaient pour eux que les bas quartiers. Le Titan, un jour, leur fit remarquer que, bons ou mauvais, tous les morceaux avaient la même fonction, puisque les dieux se contentaient de respirer le fumet qui montait jusqu’à eux. Alors les hommes changèrent la qualité de leurs dons et se régalèrent. Zeus ne s’aperçut pas immédiatement de la supercherie, mais lorsqu’il jeta un œil divin et indifférent sur “les fourmis d’en bas”, il découvrit la ruse et sa colère se déchaîna. Il déclencha un terrible orage et se vengea sur les hommes sans toucher à Prométhée : il leur reprit le feu.
Sur terre, ce fut la nuit, le froid, la misère, le retour aux temps barbares. Auparavant, Prométhée avait appris aux hommes les lettres sacrées, les chiffres et la “mémoire de toute chose qui permet d’ordonner intellectuellement le monde”. (Citation de Jan Kott, Manger les dieux). Enlever le feu aux hommes, c’était les priver des forces du mental, qui leur ouvraient la route de l’évolution et de la connaissance. Prométhée leur dit : “Je ne suis pas un dieu ; la souffrance et la sainte pitié m’ont fait semblable à vous, fils de la femme. Pour vous abriter contre Zeus, je vous ai pris dans ma poitrine au sanctuaire du temple intérieur, inviolable, de l’amour ; le fleuve terrible de vos larmes a coulé par les yeux du Titan, maintenant médiateur sublime, votre humanité vit en moi, ma divinité vit en vous.” (Citation de J. Duchemin, Prométhée, le mythe et ses origines.) Et Prométhée vola le feu à Zeus pour le rendre aux hommes.

La colère de Zeus fut terrible ; il condamna le Titan à être enchaîné sur un rocher pour dix mille ans, un aigle lui dévorant, le jour, son foie qui se reformait la nuit. C’est Héphaistos qui lia Prométhée sur son rocher situé sur une montagne du pays des Scythes, balayée par un vent glacial. Tous les mille ans, Zeus accordait un répit à sa victime pendant quelques heures de temps divin. Les hommes éphémères et les Titans se groupaient autour du supplicié et l’écoutaient prophétiser. Il prédisait la fin des dieux. Il sera délivré par Héraklès, lorsque celui-ci, en abordant avec la nef des Argonautes sur le rivage scythe, tua d’une flèche l’aigle ; Chiron, en mourant, demandera à Zeus de lui donner son immortalité.
Le mythe de Prométhée démontre que, sans une construction solide du mental, toute évolution est impossible, même si les bases matérielles paraissent bien stables. Le mental doit être parfaitement adapté, domestiqué, comme l’instinct chez la Force, comme l’imagination chez l’Impératrice. Il doit être notre serviteur et non notre maître. Pourtant, ce mythe comporte aussi l’espérance: Chiron et Héraklès personnalisent les deux chances du Titan. Cependant la notion de triomphe de Prométhée est postérieure au mythe premier. Chez Eschyle la scène finale voit le Titan englouti dans le Tartare, car la révolte contre les dieux à cette époque était impensable. Ensuite, avec le développement du mythe, Prométhée voit la réalisation de ses prophéties et la mort des dieux. Ainsi dans la Nef, d’Élimir Bourges, dans une dernière incarnation Prométhée s’exclame en voyant les dieux morts passer en procession : “Je vous salue, dieux détrônés. Que de fois, tandis qu’en ce lieu même je pendais au rocher du destin, j’ai répété dans mon esprit ce que j’eusse voulu vous dire en face, si Adrastée m’eût délivré ; et maintenant je balbutie, la pitié se glisse dans mon âme…”

Aux premiers temps de l’ère chrétienne, l’Église eut une attitude très ambiguë face à Prométhée. Saint Augustin le cite parmi les sages de l’Égypte. Ses fêtes, appelées en Grèce les Lampédonies, furent tolérées longtemps : Lucien parle de pantomimes très appréciées qui content les malheurs de Prométhée en 125 de notre ère. En fait, l'identification avec l’humanité souffrante, comme pour Jésus, est contenue dans le mythe, mais il existe aussi une notion de révolte qui gêna de plus en plus l’Église. Au Moyen Âge, un certain type de sermon commença à se multiplier, assimilant Prométhée à Lucifer. Au XVIIIe siècle, il figure dans un dictionnaire d’athées et la tradition cabalistique lui associe le symbole de la connaissance qu’on arrache, qu’on prend, qui n’est jamais donnée.
Prométhée vit toujours et “lorsque se réconcilieront le feu et l’eau, l’arbre et le vent, thanatos (la mort) et la race des hommes, Prométhée et Zeus seront amis”. Autrement dit, le révolté n’arrivera jamais à vivre en accord avec les dieux.


Sens initiatique.
Plus que jamais, il est primordial, avec l’arcane XVI, de dissocier le sens initiatique du sens divinatoire. Certes, son effet, sur le plan phénoménal, est souvent dramatique et douloureux. Par contre, du point de vue nouménal, la Maison-diev induit une possibilité d’évolution majeure. Nous avons précédemment établi la distinction entre la dimension exotérique (plan divinatoire, phénomène) et la dimension ésotérique (plan initiatique, essence). Aussi si l’on considère que l’arcane XVI représente l’effondrement, ce qui importe, c’est la manière dont est traité l’événement à priori négatif. Si lorsqu’on “subit” un échec, on ne voit dans celui-ci que l’aspect destructeur et dévalorisant, son effet est multiplié. Il devient alors objet d’appauvrissement et de perdition. Si, au contraire, on considère les moments douloureux, quels qu’ils soient, avec philosophie et objectivité, ils perdent leur acuité et au lieu d’affaiblir, ils enrichissent. De même que le feu, procède d’une ambivalence, et est destructeur et purificateur, l'adversité est douloureuse mais incitatrice au changement.

A propos de la Maison-diev, voilà ce que l’auteur anonyme des « Méditations sur les arcanes du Tarot » nous dit : « il ne faut pas bâtir, il faut croître : voilà son enseignement essentiel ». Pour parvenir à une meilleure compréhension de la carte, plusieurs points sont à développer :
L’échec n’existe qu’opposé à la réussite : vouloir supprimer l’échec, c’est implicitement vouloir supprimer la réussite. En ce sens que tout est une question de définition. L’individu se réfère à un système de valeurs purement subjectives. De même que nous l’avons expliqué dans l’étude de la Roue de Fortune, il ne s’agit pas de monter (la réussite) ou de descendre (l’échec) mais plutôt de trouver l’équilibre intérieur, qui seul permet de réduire les fluctuations. C’est parce que l’homme croit avoir accédé à la réalisation, qu’il souffre lorsque des transformations se produisent. Le Yi King expose que le flux est toujours suivi du reflux. Il faut accepter les entraves ; elles n’ont que l’intensité qu’on leur donne. C’est seulement en recommençant encore et encore que l’on peut s’approcher de la perfection. Ne pas tolérer que son œuvre, qu’elle soit professionnelle, artistique ou affective, soit remise en cause, c’est la croire parfaite et donc faire preuve de présomption et d’orgueil.

« Le ciel subsiste et la terre dure, Pourquoi le ciel subsiste-t-il et la terre dure-t-elle ? Parce qu’ils ne vivent pas pour eux-mêmes. Voilà qui les fait durer ». (Lao Tseu)

Tout événement est prévisible : être surpris par l’événement (heureux ou malheureux) traduit une fermeture mentale et une perte de conscience des réalités. Tout peut toujours arriver. L’étonnement, et par contrecoup la douleur, sont les expressions de l’insouciance humaine. C’est parce que l’homme se croit invulnérable, c’est-à-dire infaillible ou tout-puissant, qu’il souffre des transformations que subit sa vie. Le sage se prépare à toute éventualité et n’en redoute aucune. Cela ne veut pas dire qu’il désire l’événement décrit comme négatif ou qu’il fait preuve de fatalisme ; mais, plus simplement, cela signifie qu’il ne connaît ni l’angoisse, ni la peur et donc il est protégé de la douleur. Il n’est pas non plus pour autant indifférent. Il considère simplement que les événements sont neutres et il ne leur confère aucune valeur projective, positive ou négative. Il a la connaissance de l’ordre des choses et n’est perturbé par aucun mouvement ; de ce fait, il ne tombe jamais.

La lucidité et la clairvoyance constituent les moyens adaptés d’évitement : comme le sage, il convient d’être lucide. Cela signifie que lorsqu’il y a souffrance, il faut s’interroger sur son origine et sur sa nature. On verra alors que bien souvent, la douleur est subjective et qu’elle repose sur un conflit avec la réalité. C’est la raison pour laquelle la recherche de l’harmonie est tellement importante. Ne plus s’opposer constitue la clef du bonheur.
La clairvoyance exprime l’idée de disponibilité et d’ouverture. La Maison-diev évoque la chute que peut représenter : une perte d’emploi, une rupture affective, la perte d’un être cher, un décès, une maladie, etc. Or, d’un point de vue ésotérique, si ces situations créent de la souffrance, c’est parce que l’individu n’est pas clairvoyant. Être préparé, tel le sage, c’est garder en permanence à l’esprit la relativité des choses. Rien n’est éternel, à part l’âme. Rien n’est définitif. Refuser la perte, la mort, la disparition, la séparation, c’est encore une fois refuser le principe de changement, qui anime toutes choses. Souffrir lorsque le changement advient, c’est ne plus être dans la compréhension des rythmes. Tout est encore affaire d’attachement. Si l’on est détaché, la perte n’affecte pas ; car rien ne nous appartient jamais.

Rien n’est définitif : la Maison-diev, si elle incarne un temps de souffrance, suggère néanmoins que si tout est en perpétuelle évolution, l’adversité ne peut être définitive ; elle aussi est impermanente et elle aussi ne constitue qu’un passage. Croire que l’on est condamné à toujours être malheureux, c’est perdre la notion d’équilibre et c’est dénier le principe de vie. L’espoir est salutaire et constitue une réaction sensée et positive.

La clef se trouve en fait dans la capacité à traiter tous les événements positivement, à reconnaître le divin dans toutes les manifestations et les situations, des plus banales aux plus exceptionnelles. Tel Krishna disant à Arjuna : “Celui qui me voit partout et qui voit le Tout en moi, je ne suis jamais perdu pour lui, il n’est jamais perdu pour moi”.
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Le Prêcheur
XVI La Maison-Dieu
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MessageSujet: Re: Présentation de XVI   Lun 18 Déc - 4:56

Informations et Statistiques concernant l'Arcane XVI de la Maison Dieu


Leaders: 5, tous prêts à répandre la bonne parole.
Nombre de membres connus: Le Prêcheur
Nombre de membres cachés: ???

Orientation:Pour la liberté des peuples et contre les confréries

Relations avec les seigneurs indépendants: Excellente à condition qu’ils soient valeureux, sinon peut être convaincant.
Position vis à vis de l’Empire de Cléon V: neutre tant qu’il laisse les seigneurs indépendants se développer harmonieusement.
Position vis à vis de ligue des marchands: neutre.
Position vis à vis de la première fondation: dubitatif.
Position vis à vis des ambassadeurs: farouchement opposé.
Position vis à vis de la seconde fondation: cherche à les faire rejoindre l’organisation des seigneurs indépendants.
Position vis à vis du mulet: fait tout pour qu’il ne puisse pas développer ses talents de mentaliste.

Position vis à vis du Tarkand: neutre, mais pense que celui-ci est sans utilité.


Relations avec les autres Arcanes:
Grand Arcane : éprouve une profonde admiration pour le Grand Arcane. Pense être la main rédemptrice du Grand Œuvre.
Arcane II de la Papesse : opposé tant qu’elle n’aura pas compris le danger de la seconde fondation
Arcane III de l'Impératrice : neutre tant qu’elle n’est pas distraite par CléonV
Arcane V du Pape :Aidant mais pense qu’il n’a rien compris et le laisse à ses divagations, il ne peut y avoir de paix tant que la galaxie risque le chaos, toutefois observe attentivement ses méthodes totalement opposées à celles de la Maison Dieu.
Arcane VII du chariot : allié dans son combat contre les confréries, peut devenir opposé à l’Impératrice sous son influence.
Arcane XII du Pendu : l’évite, un microbe est si vite arrivé et pourrait nuire à son oeuvre.
Arcane XIII : allié mineur, ses méthodes vont dans le sens du XVI.
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